Journal de Fabrice

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dimanche 3 avril 2011

LUT 2011 - Ça bouchonne

Cette année, je me suis inscrit sur le 23 km du Lyon Urban Trail pour accompagner un ami. Il y a du monde, de l'ambiance, il fait beau, pas trop chaud. Assez idéal, comme conditions. D'après mon expérience de l'an dernier (9,5 km/h) je vise 2h20-2h25 pour les 23 km et 1100m d+ annoncés.

Le départ est à 9h30. Nous ne sommes pas très bien placé, au milieu de la foule. C'est parti. RAS sur les 2 premiers km bien que mon ami, plutôt habitué au plat, ne soit pas dans l'allure. Puis ensuite dans des escaliers étroits, ça bouchonne méchant. On se trouve même souvent complètement à l'arrêt. Après le descente de la Sarra (km 6), mon ami me dit de filer, ce que je fais. Passage de l'heure : 8 km seulement alors que l'an dernier j'avais fait 10,5 km (un peu vite). J'espère me rattraper un peu, car pour l'instant le cardio moyen est à peine à 163 bpm pour 171 bpm visé.

En fait non, je suis loin de la forme de l'an dernier et ne tient pas la moyenne, même avec un cardio souvent à 172 bpm. Certes le parcours est plus dense, avec moins de secteurs roulants, néanmoins je suis loin des 9,5 km/h. Même si il y a un bon écart entre mon GPS et l'affichage sur le parcours, jusqu'à 2 km (1,5 km à la fin).

Pas de chance non plus avec le matériel : au dernier moment je remplace ma ceinture gourde habituelle par un petit sac à doc avec poche d'eau neuve. Avant le départ, je m'aperçois qu'elle fuit ! Je la jette, vais rapidement remplir une petite bouteille que je range dans le sac ; ce n'est pas très pratique pour se ravitailler en courant. Et au deuxième et dernier ravitaillement, j'oublie le bouchon de la bouteille sur la table, je reviens, il avait disparu dans une poubelle. Grr. Je gobe sur 1 km, les 33 cl de la bouteille et termine les 5 derniers km à sec, limite crampes. Bref, j'avais qu'à tester le matériel avant.

Je me console avec un parcours sympa et de superbes vues de Lyon (l'an dernier il faisait gris).

A l'arrivée, pas de miracle : 2h45 (et 8,9 km/h d'après les 24,5 km de mon GPS). Le premier a terminé en 1h47. Je fais 487e sur 1404 arrivants (pointage intermédiaire 600e puis 549e). 124 V1H sur 354. Cardio moyen 168 bpm. Mon ami termine en 2h57.


Maintenant place au vélo pour l'Ardéchoise.

dimanche 6 mars 2011

Tassin - 10 km à la bonne allure

Pas de course depuis 3 mois. J'avais prévu une course de 25 km en janvier mais elle fut annulée pour cause de déplacement. En février, pas de créneau, alors en mars je prends la première qui vient. C'est un 10 km, qualificatif pour les championnat de France, donc avec du beau monde. Mais populaire aussi malgré les vacances scolaires (400 participants).

Mon entraînement est plutôt d'endurance, pas très spécifique. De plus la semaine de la course, je ne cours pas mais fait de belles randonnées pédestres. Bref, je me satisferais de 43min30s. Sur la base de mes 10 km précédents, je prévois de me caler au cardio vers 179 bpm au départ et monter progressivement.

Au départ à 9h30, près de la place de l'Horloge de Tassin la Demi Lune, les conditions sont idéales : soleil, fraîcheur (5-6°C) et une brise très légère. Pierre, du club de Chaponost est là aussi ; nous allons courir ensemble car il vise les 43 minutes sur les conseils de l'entraîneur du club. C'est parti ! Je déclenche mon chrono sous l'arche, quelques secondes après le coup de pistolet. Le parcours comprend une petite boucle plate puis 2 grandes boucles avec 20 m de dénivelé.

L'allure est toujours un peu rapide au départ. 4min12 au 1er km ; FC 175 bpm. Idem au 2e km ; FC 179 - c'est bon je suis dans l'allure. Je me sens au bon rythme, mais il ne faudrait pas espérer mieux. Les 3e et 4e sont dans la "montée", 4min17 et 4min25; FC 178 et 180. Pierre est mieux et me distance. Dans la descente je ne cherche pas à accélérer mais à temporiser ; km 5 en 21min30, FC 181.

Je coince un peu. Dans les km 6 et 7, plats, je me ravitaille avec un peu d'eau. 4min21 et 4min22, FC 183. Puis ça "monte" de nouveau mais me sens un peu mieux. Je pousse alors un peu plus. 4min22 et FC 186. Le km 9 est aussi montant, je paie l'effort précédent : 4min28, FC 188.

Le dernier km est descendant, je m'arrache et encore un peu plus sur les 300m de piste du stade Dubot. 4m01s, FC 191. Pierre arrive 3 secondes devant car il a coincé sur la fin, mais établit son meilleur temps (officiel 43min08s, à la montre 43min02s). Pour ma part, loin de mon meilleur temps (41min07s en 2007), je termine en 43min05s à ma montre.

Ma FC moyenne est de 181 bpm (95% FC max), la même qu'en 2007, comme quoi, je pouvais difficilement espérer mieux aujourd'hui.

Classement : 180/385. Le premier en 30min24s


Prochaine course : probablement le Lyon Urban Trail en avril.

dimanche 7 novembre 2010

Cross de la Bachasse

Ce cross, organisé par l'ESL Francheville et le CASCOL, a lieu chaque année. Je n'y avais participé qu'une seule fois en 2006. Les autres années mes enfants ont couru dans leur catégorie, j'étais spectateur.

Le parcours de la course pour tous comprend, pour les hommes, 4 boucles de 1,4 km environ et 15 m de dénivelé. La montée est dans un pré, en devers, suivi d'une descente raide. Au total 5,56 km et 60m+. Cette année il pleut, le sol est boueux et glissant par endroit, en particulier dans les sections sinueuses. J'ai couru avec mes chaussures de Trail, que je n'avais pas rechaussées depuis les 100 km de Crest; beaucoup ont couru avec des pointes. Malgré la pluie, l'organisation est parfaite.

En 2006, j'avais mis 24'06". Aujourd'hui j'ai mis 24'59". Soit 43" de plus (+3%). L'état du terrain n'explique pas seul cet écart ; par contre, 4 ans de plus et moins d'entraînement en vitesse, oui. D'autant qu'au niveau cardio c'était pareil : 184 bpm en moyenne et 190 maxi. Le premier termine en 22'45 environ.

J'aime bien ce genre de course où on se donne à fond sans trop réfléchir. C'est un excellent exercice de résistance, qui permet de mieux terminer les courses de fond.

lundi 11 octobre 2010

Résultats de la coursette de Dimanche

Cela faisait près d'un an, depuis le 10 km de Caluire, que je n'avais fait une course aussi courte, à la fois en distance, en dénivelé et en temps. En effet, la course des 9 clochers, à Chazay d'Azergues, fait 23,8 km et 410 m de dénivelé (selon mon alti; 1,7% en moyenne). Cette année ma plus courte était Les Coursières avec 30 km et 1100m D+ (3,7%).

Je me suis inscrit 2 jours avant. En regardant le classement de 2009, le quart des arrivants était en moins de 1h55 et la moitié en moins de 2h05. Logiquement, comme il s'agit de la tranche dans laquelle je termine habituellement, je vise cette fourchette et 1h55 en particulier...malgré le couscous bien arrosé de la veille.

Pas mal de monde au départ, environ 700 participants, mais moins que l'an dernier selon les organisateurs à cause des courses à Lyon du week-end précédent (10 km, semi et marathon !). Le ciel est gris mais sec ; la température est parfaite, autour de 15°C. Le lieu de départ, avec la magnifique église de Chazay, est superbe.

A 9h c'est parti. C'est vallonné sur les 7 premiers km (32'45"/55" de retard). Puis ça monte sur 5 km. Passage au sommet et aux 12 km, et la moitié, en 1h01'31" (3'30" de retard). Ensuite ça descend souvent avec quelques raidillons. Passage aux 16 km en 1h19' (retard 1'40"). Ensuite ça descend un peu moins mais comme l'arrivée est en vue, j'accélère encore dans les 3 derniers km. Et termine en 1h54'21" (12,5 km/h) .

Cela me convient. Et j'ai bien aimé le parcours au milieu des vignobles du beaujolais et des pierres dorées ; le paysage était très changeant ainsi que le profil. Organisation au top. Seul bémol : pas assez de chemins.

Classement :
- premier en 1h23'05 (+37% pour mon temps)
- scratch : 175eme/595 arrivants
- catégorie : 69eme/243 V1H
- 1er quart en 1h52', 1ere moitié en 2h02 => 3' de moins qu'en 2009. 2010 est un bon "cru". Espérons qu'il en sera de même pour le beaujolais.

Cardio : 169 bpm (89%), 185 max.

mardi 25 mai 2010

Les gendarmes et les voleurs de temps

Je devais accompagner un ami au célèbre trail des Gendarmes et des Voleurs de Temps. Les gites réservés, les inscriptions prises, je serai finalement seul à courir, mon ami étant blessé. Dommage, car je n'avais pas l'intention de trop forcer 2 semaines après le 100 km de Crest.

Enfin, j'y suis, il fait beau, il y a de l'ambiance. Y'a plus qu'à! Le départ est à midi, un peu tard surtout que le thermomètre affiche 26-27°C !

Au programme 32 km et 1000m de D+ (935m à mon alti), tout dans les chemins des bois des Monts d'Ambazac. Le parcours est superbe et je me régale. Un peu sec néanmoins (poussière).

Je me retrouve malgré moi sur la ligne de départ et comme j'ai 3300 concurrents aux trousses, je pars vite pour éviter les bouchons. 1er km en 4'30". Oh là ! Je ralentis. 2e km en 5'15". Je ralentis encore. Ensuite je gère au cardio (fréquence marathon). Je sens que je n'ai pas de tonus surtout dans les courtes cotes et relances. km5 en 29'. La première heure est un peu démotivante car beaucoup de concurrents me doublent.

Passage aux 10 km en 1h05 après une longue côte. Je suis enfin dans l'allure des mes voisins. Les ravitaillements sont proches, cela me change. J'en profite pour bien m'asperger et boire. km15 en 1h38. Les côtes et descentes s'enchaînent, plus ou moins raides. Je commence à doubler, sans accélérer. Ca me booste. km20 en 2h14 ; un peu long à venir, au point que je me demande si le parcours n'est pas plus long que prévu.

km25 en 2h49. Il y a de l'ambiance dès que l'on traverse un des nombreux hameaux. Les spectateurs nous encouragent (prénom sur les dossards). Maintenant je dépasse beaucoup, pourtant je n'ai pas accéléré ; je sens que les mollets sont durs et ne supporteraient pas. Je compte : 20-25 concurrents toutes les 5 minutes ; beaucoup marchent : c'est le piège de ces courses populaires où on se laisse entraîner par la foule.

Plus que 7 km. J'espère terminer en moins de 3h30, mais le parcours est toujours aussi difficile : pas de plats pour améliorer la moyenne. km27 en 3h pile ; plus que 5 km. Près de l'arrivée, une belle volée d'escaliers où on est acclamé par la foule puis 500m descendants que je parcours à bonne allure mais sans sprinter.

Au chrono géant 3h33'54". Je suis content, c'est une belle course et que j'ai bien géré ; je n'ai pas trop souffert de la chaleur.

Le premier termine en 1h58'49" !!!! Je suis bien au delà des +50%, mais aujourd'hui, avec le 100 km dans les pattes, je ne pouvais pas mieux faire. Encore que le 10e termine en 2h22: les tous premiers sont de classe nationale (Julien Rancon, le 1er est Vice Champion de France de course en montagne). Au classement je suis 856e pour 3300 partants et 2389 à l'arrivée. 350e V1H sur 771 à l'arrivée.

dimanche 9 mai 2010

Finisher aux 100 km de Crest

Voilà, je suis arrivé au bout de ce parcours titanesque : 104 km (certains GPS disent 110 km, d'autres 112) et 5800 m de dénivelé positif (autant en négatif).

J'ai pris mon temps, surtout dans la deuxième partie : 22h30 (départ 3h30, arrivée 2h du matin).

Moins de 50% de finishers, cette édition avec les sols glissants et le denivelé important a fait des dégats. Je termine 57e ex-equo pour 71 arrivants et 170-190 partants (par sur du chiffre). Le premier en 14h30.

Merci à Gilles, l'annécien avec qui j'ai passé les 10 dernières heures du parcours. Bravo à Cocolecyclo pour sa performance (18h20 et 19e !). Merci à Gérard pour être venu m'encourager tout le long du parcours malgré des horaires nocturnes. Merci aussi à tous ceux qui m'ont laissé des messages d'encouragement, avec une pensée particulière pour Riri qui n'a pu participer cette année (ça vaut largement la CCC ; nous aurions couru ensemble).

dimanche 28 mars 2010

LUT - que de côtes

Il fait gris aujourd'hui avec une bruine très légère. Le départ du Lyon Urban Trail est Place des Terreaux face à l'hotel de ville. Le parcours est superbe, avec de belles vues sur Lyon à de nombreuses reprises ; nous en profitons moins quand il s'agit d'escaliers car il faut bien regarder les pieds !! Nous passons dans presque toutes les côtes connues de Lyon, y compris une descente de la piste de la Sarra. A l'arrivée, nous avons droit à une traversée de l'hotel de ville.

J'ai couru avec le sac prévu pour les 100 km de Crest, donc un peu lourd pour ce trail : une ceinture aurait suffit. Test du sac, réussi.

La course :

Les premiers 10 km, qui regroupent un tiers des difficultés (425m D+) sur la colline de la Croix-Rousse et de fourvière, sont passés en 1h03.

Les 10 suivants, presque aussi durs mais avec le plateau de Ste Foy, un peu plus roulant en 1h00 (20 km en 2h03). Néanmoins j'ai levé le pied. CocoLeCyclo me rejoint dans la côte de Ste Foy. Nous faisons un bout de chemin ensemble puis il prend petit à petit de l'avance.

Sur le 10 suivants, beaucoup de descentes et un long plat sur les quais de Saône, et une belle côte sur les versants de la Croix-Rousse. 1h00 encore (30 km en 3h03). Les cuisses commencent à être bien dures.

Au 32e km (3h15), au bout d'une section plate, surviennent des crampes (cuisses et mollets). Je marche un peu, bois et prends un peu de sucre. Heureusement suit une côte que je monte tranquille. Nous sommes alors sur le plateau de Caluire. Je cours à la limite des crampes ; cela me rappelle la fin du marathon Nice-Cannes. Du coup, je ralentis. Je perds 1 à 2 minutes tous les km. Descente sur les berges du Rhône ; ça va. En fait je n'arrive plus à relancer après une montée ou une descente. Enfin une succession de courtes côtes qui n'en finissent pas sur les pentes de la Croix-Rousse et l'arrivée est annoncée à 1500m. Mais pas moyen d'accélérer. J'aurai fait les 7,6 derniers km en 56' (8,1 km/h contre 9,8 sur les 32 précédents)

Temps à l'arrivée : 4h11 pour 39,6 km (9,5 km) et 1360 mD+ ;
Classement : 169e/423 arrivants ; 68eV1H/135; 1er en 2h55 (classement aux 10, 20 et 30 km : 119e, 147e, 154e)

Coco Le Cyclo (lire son récit et voir ses photos !!), a terminé en 3h59 environ. Cela m'a fait plaisir de le voir et de courir un peu avec lui.


Bilan de la course : un début trop rapide, trop dans le rouge, que j'ai payé par des crampes à la fin : courir aux sensations, sans le cardio, j'ai encore du mal. Et probablement un manque d'endurance : pas de sorties longues sur les 4 dernières semaines. D'ici au 8 mai, il me faudra faire au moins 2 sorties longues de 2 heures !

dimanche 17 janvier 2010

30 km de neige et boue sur les coursières

La pluie s'arrête de tomber à 8h, juste lorsque les coureurs arrivent pour retirer leur dossard, voire s'inscrire à l'hivernale des Coursières des Hauts du Lyonnais. Il s'agit de mon premier objectif de l'année 2010. Nous aurons même un peu de soleil durant la course.

Je ne suis pas le seul. Nous serons environ 150 sur le 30 km, et aussi 250 sur le 17 km. Après un briefing dans le gymnase, le départ a lieu à 9h.

Le circuit forme un huit. D'abord une demi-boucle de 9 km (1er ravitaillement) commun pour les 2 distances. Ensuite une boucle de 13 km, qui ramène au même ravitaillement. Enfin, une demi-boucle de 8 km jusqu'à l'arrivée. Au total 30 km pile et 1100 m de dénivelé. Initialement je pensais qu'il s'agissait du cumul montée + descente ; du coup j'avais prévu 3h environ en tenant compte qu'il s'agit de sentiers glissants. En fait il s'agit de 1100 m de montée et autant de descente ; je calcule que ça doit faire 25' de plus soit 3h25 environ.

Voilà! Avant de partir, j'ai en tête cette durée, et vais doser mon effort en conséquence. Dès le départ nous nous retrouvons dans de la neige plus ou moins tassée, puis des sections boueuses, qui sont plus glissantes. Il y a aussi de belles flaques histoire d'avoir les pieds bien mouillés. Ce sera notre lot tout le long du parcours.

Sur la première demi-boucle, je me laisse un peu entrainer par la "foule" dont beaucoup sur le 17 km. Je passe aux 9,5 km 350mD+ 250mD- en 57' (10.0 km/h).

Sur la deuxième boucle, nous sommes beaucoup moins nombreux, je temporise au rythme des quelques compagnons de route ; les positions se stabilisent. Je parcours les 13 km 550 mD+ 550mD- en 1h31 (8.5 km/h). Sur cette section, le paysage est superbe car nous dominons les plateaux et le soleil est là.

Sur le retour, j'accélère progressivement, aux sensations, malgré les cuisses qui commencent à se plaindre. Je double plus de 10 concurrents. Les derniers 7,5 km 200mD+ 300mD- sont "avalés" en 43' (10.5 km/h).

A l'arrivée : 3h11' (9,4 km/h). Ce n'est pas vite, mais le premier non plus : 2h26 (12,3 km/h) preuve de la difficulté du terrain. La 1ere féminine est en 3h01. Au classement je suis 36e au scratch/124 et 16e V1H/41.

En bref, je me suis régalé sur ce trail technique. Un terrain sans cesse changeant dans les paysages enneigés des Monts du Lyonnais.

En photo, à 1 km de l'arrivée :

dimanche 18 octobre 2009

Un 10 km de malade

Malade depuis jeudi, fort mal de gorge qui me fait tousser et gène la respiration, je n'aurais pas dû allé courir le 10 km de Caluire. Si ce n'est que c'est à coté de chez moi et que j'étais inscrit.

Coté objectif (approcher 41'), le fait d'être parti en Inde à 2 semaines de la course, je m'étais déjà résigné. Donc ce que je me suis dit ce matin : je ferai de mon mieux.

Il fait froid ce matin, ensoleillé avec un peu de vent, ce qui n'arrange pas mon mal de gorge ! A l'échauffement, les jambes vont bien mais je m'essouffle vite.

A 9h15, c'est parti. Il y a du monde. Je déroule assez bien sur les 4 premiers km (17' / 4'15") par km, puis je coince. Les km 5 et 6 sont un peu durs, puis je me reprends à 4'30" par km. Je termine dans l'allure en 44'24" à ma montre (34" officiellement). A l'arrivée, je tousse, mais je n'ai pas du tout mal aux jambes, preuve que c'est du souffle dont je manquais

Loin, très loin de mon meilleur temps (41') mais satisfait d'avoir fait de mon mieux et d'avoir participer à cette jolie course citadine, mais pourtant verdoyante.

Le premier termine en 29'50". Classement : 258e/633 scratch et 74e/178 V1. La course féminine a eu lieu après.

dimanche 21 juin 2009

La Nuit de la Saint-Jean


Et voilà ! Il va être l'heure de partir ! L'ambiance est très conviviale au départ au gymnase de Brignais, peut-être 200 coureurs au départ relais compris. Il fait frais, nous sommes pressés de partir pour nous réchauffer. Dans le gymnase il est annoncé que le parcours fait 56 km (au lieu de 55 km). Une rapide extrapolation (+6') me permet d'estimer un temps de 5h51'

22h c'est parti. Une petite boucle dans le quartier histoire de refaire un petit coucou aux spectateurs avant de nous enfoncer dans la campagne. Je suis parti un tout petit peu vite, mais au bout de 2 km je ralentis pour me caler à mon cardio vers 78% FCM. A la sortie de Brignais, Jean-Pierre, le mari d'une collègue de boulot me rattrape. Je n'étais pas sûr qu'il était là et nous ne sommes pas vu au départ ! Nous allons essayer de courir ensemble.

Vers le km5, une petite bosse dans les bois nous monte sur plateau d'Irigny, là nous sommes vraiment dans la campagne. Déjà les coureurs sont étirés et dans le champ de vision nous sommes 4-5 maxi. Nous passons au ravitaillement d'Irigny, environ 10,5 km en 1h01 (pour 1h04 estimé). Une toute petite avance donc.

L'itinéraire, toujours au milieu de vergers et de champs descend progressivement puis rapidement sur les berges du Rhône. Là le sentier est très étroit, pendant 2-3 km. Puis passe par dessus de la voie ferré sur un pont piéton et remonte vers Millery le long de champs. Là j'ai un court coup de pompe avant de trouver un "troisième" souffle. Après Millery nous passons au pied de Charly avant de remonter un peu sur Vourles où se trouve le 2eme ravitaillement. Environ 24 km de parcouru en 2h22 (pour 2h29 estimé). L'avance s'est accrue. A chaque ravitaillement je remplis ma gourde de 0,5 l et grignote un carreau de chocolat ; je n'ai pas vraiment faim. Jean-Pierre prend un peu plus de temps pour manger. Je repars un peu avant lui en trottinant et il me rattrape rapidement.

Après Vourles, le sentier zigzague dans la campagne avant de rejoindre Les 7 Chemins. Nous passons au 30e km en 2h54, mais le plus dur reste à faire. En effet, le chemin ne tarde pas à monter vers Taluyers. Depuis quelques km déjà nous sommes vraiment seuls ; sous ce ciel étoilé c'est enivrant. Parfois un relais nous double. Au ravitaillement de Taluyers, 34,5 km et 3h36 (estimé 3h43), je ressens la fatigue et prends le temps de manger du pain d'épice ; également, je mets un sucre dans ma gourde d'eau. En repartant de Taluyers, nous sommes exposés au vent et j'ai froid pendant 5-10 minutes le temps de reprendre le rythme et me réchauffer.

Le relais entre Taluyers et Soucieu est le plus difficile et le plus long. Il passe au point culminant avant de descendre vers Soucieu. Ce sont des chemins que je connais mais malgré tout, après la Chapelle St Vincent, au point le plus haut, je pioche et n'arrive pas à descendre rapidement. Nous passons au km 45 en 4h42. Jean-Pierre rattrape une de ses collègues, qui s'avérera être la première féminine à l'arrivée ; je les retrouverai à Soucieu. La descente à Soucieu n'est pas directe, il nous faut remonter au Haut-Marjon, où nous retrouvons l'itinéraire de la Saintélyon. Enfin nous sommes à Soucieu, km 49 en 5h10 (estimé 5h13). Je ne fais que remplir ma gourde de sirop de menthe car je n'ai pas envie de manger.

Il ne reste plus que 7 km dont 4 km de descente et 3 km de plat. Pourtant dans la descente je n'avance pas, à peine 10 km/h. Les jambes sont très lourdes. Un coureur est accompagné d'un relais et d'un groupe de filles qui n'arrêtent pas de parler ; ça me saoule et je les laisse prendre 30m d'avance. Jean-Pierre qui aurait pu aller plus vite reste avec moi. Dans la partie raide et technique, je double ce troupeau, ce qui me donne du tonus pour ne pas me laisser reprendre sur les 3 derniers km. Avec Jean-Pierre, on a l'impression de courir à 12-13 km/h, pourtant nous ne sommes qu'à 10 km/h ou guère plus. Nous sommes tous les deux au taquet et limite crampes; sa présence me motive. Nous passons enfin la ligne d'arrivée, côte à côte, en ... 5h51'02" !!!.

Content d'en finir avec cette belle course, que j'ai énormément apprécié même si j'ai souffert sur les derniers 1h30.

9,7 km/h pour 56 km et 815m D+ à ma montre. FC moyenne, environ 81%, alors que je visais 82%. Nous terminons 38e (Jean-Pierre) et 39e sur 124 partants solos. Le premier en 4h11' soit +40%. Merci à Jean-Pierre car sans lui j'aurais peut-être décroché au moral vers le 45e km. Profil ci-dessous.


Voilà, c'était mon dernier objectif pour le premier semestre 2009, reste à établier ceux du deuxième.

dimanche 29 mars 2009

Trail de Mirmande en lot de consolation

Ne pouvant faire le 10 km que je m'étais fixé, je me rabats sur une course pour le plaisir.

Je descends donc dans la Drôme pour faire le Trail de Mirmande, avec Gérard. Un trail de 20,5 km et 900mD+ tout en chemins et sentiers. Mon entrainement n'est pas adapté mais peu importe, ce n'est pas le chrono qui m'intéresse.

Au petit matin, il fait froid, 4° avec un bon vent de surcroit. Comment s'habiller? Les chaussures de trail, c'est sûr car les chemins seront gras. J'opte pour un collant mi-long, un t-shirt odlo et un maillot manche longue léger. Et une gourde d'eau de 500ml.

Le départ est rétardé à 9h30 : beaucoup de monde aux inscriptions : nous serons plus de 200 (bravo pour une première édition et vu les conditions). J'y croise Cocolecyclo que j'avais raté aux Drayes Blanches, et d'autres connaissances drômoises. C'est le charme des "petites" courses.

A 9h25, go ! M'étant peu échauffé, je pars tranquille ; les 200 premiers mètres avec Gérard puis on se perd à cause de passages étroits. Ca monte tout de suite. Puis nous repassons dans le joli village.

Après 10 minutes de course, je prends un rythme plus soutenu, aux sensations. Le parcours se fait sur des routes forestières, un peu grasses, mais aussi de longs passages étroits et techniques dans les buis. Le parcours domine à plusieurs reprises la vallée du Rhône. Les descentes sont techniques, surtout la dernière, une longue sente, glissante et en dévers. Certaines montées sont bien raides, voire très raides.

Pas de kilometrage, je me laisse aller au gré du profil que j'avais plus ou moins mémorisé : 5 bosses principales dont une longue de 350mD+. Au bout d'une heure de course, je suis souvent seul, mais en moyenne je double. Ce qui est logique car je suis parti doucement. Après le dernier ravitaillement, j'essaie d'accélérer, mais le sentier est trop technique pour cela et les jambes ne répondent plus : manque d'endurance. J'essaie juste de ne pas me faire distancer par un autre coureur dans la descente finale dans le village et pour le fun j'arrache une place sur un sprint de ... 20m.

Je termine en 2h05'30" (9,8 km/h!!). Je ne sais pas ce que ça vaut jusqu'à que j'apprenne que les premiers ont réalisés 1h39'52" (12,3 km/h); soit 126% de leur temps. Pas mal. Plus tard vient l'affichage ; je suis 41e/187 et 21e V1H/67. Tout cela est correct.

Gérard termine en 2h36'.

Voilà, je n'ai pas fait mon objectif de 10 km, mais me suis fait plaisir sur ce joli trail technique.


Info cardio : la moyenne s'établit à 89% alors que sur le semi nature de Crest, j'étais à 92%. Cela confirme le manque d'endurance que j'ai ressenti et qui ne m'a pas permis de maintenir un bon rythme jusqu'au bout.

dimanche 8 février 2009

Les Drayes Blanches - blanc de blanc

Départ à 6h45 de Lyon, sous la neige, dèjà. Sans encombres jusqu'à St Laurent en Royans. Là je demande ma route à la boulangerie et me retrouve sur la route du col de la machine. Après quelques km il me faut chainer. Après 10 minutes à me tremper, me voilà reparti mais à allure reduite, d'autant que des nappes de brouillard réduise la visibilité à néant.

Le départ est à 9h30 ! A 9h20 je me gare, court récupérer mon dossard, attache la puce à mes lacets, le dossard à mon maillot et pose un sac au fond de la tente (pas le temps de retourner à la voiture). Heureusement, le départ est retardé. A 9h40 je sors de la tente et retrouve la ligne. Pas le temps de m'echauffer.

Il neige un peu, -5°C avec un petit vent du nord. Je ne quitterai pas le coupe-vent ni le bonnet de toute la course. Il a neigé plus de 10 cm de neige fraiche durant la nuit. Les sapins sont chargés de neige. Tout est blanc ! Ambiance sympa.

C'est parti pour 23 km et 720m D+. Je ne pars pas trop vite et découvre ainsi la course sur neige. C'est désemparant : les appuis fuient ; plus on force plus ça patine. A la fin je trouve que des appuis à plat et des pas plus petits me conviennent. Je n'ai absolument aucune idée de ma vitesse ni de la distance parcourue. J'ai l'impression de faire du sur-place. Enfin, je ne suis pas seul, ce qui me rassure sur mon rythme. Après le départ en peloton, les coureurs se mettent rapidement en file indienne, essayant de profiter d'une certaine trace. En fait, même après 200 pietinements, le terrain reste très meuble.

Dans ma tête, je suis parti pour 3h d'effort au moins (soit moins de 8 km/h). Au départ j'ai entendu que le dernier ravitaillement chaud serait à 6 km de l'arrrivée. Je me dis que, étant néophyte, je cours prudemment jusque là et terminerai plus vite, si je peux.

Je passe au premier ravitaillement en 41'. Aucune idée de la distance parcourue : 6 km ? 7 km ? Je ne m'arrête pas étant autonome : 2 bouteilles d'eau de 50 cl et des énergétiques dans le sac. Bon choix les bouteilles vu la température.

Ca descend un peu, mais même dans les descentes il faut "pousser" !! Deuxième ravitaillement en 1h27. Il parait qu'on a fait la moitié (ce qui me conforte pour les 3h) d'autres disent 11 km (oups, ça fait du 3h30 ça!). Je ne m'arrête pas.

A partir de là, on monte beaucoup, du faux-plat en fait. Je ne marche que dans quelques courtes sections sur la fin. Le large chemin de la première moitié fait place à une profonde ornière où il est quasiment impossible de doubler sans s'enfoncer jusqu'au genoux et au prix d'un effort considérable.

Voilà enfin le dernier revitaillement après 2h29 de course. On m'annonce plus que 2 km. Je fais répéter, ayant du mal à le croire. Oui 2 km. Je suis à la fois content mais déçu de ne pas avoir accélérer avant. Enfin, je termine les "2 km" au plus vite, doublant quelques concurrents et termine en 2h40'40" (FC moyenne 85% FC max).

Agréablement surpris. Du coup j'ai un doute à la fois sur la distance (pas de GPS...) et le dénivelé (ma montre ne m'indique que 260m pour 720m annoncé ??).

Le premier en 2h06'57", je suis 72e sur 242 arrivants. 26e V1 sur 74. La première féminine en 2h32.

Cette course m'a bien plu. L'esprit trail est là. A refaire. Bravo à l'organisation : ce n'était pas simple vu les conditions météo.

Liens :

http://drayesblanches.com/

dimanche 11 janvier 2009

Cross CDR à Belleville

Malgré les -8°C du matin et un beau soleil, je m'aligne avec plus de 120 concurrents vetérans.

8680 m à parcourir en 4 boucles. C'est plat mais peu roulant car les mottes sont dures.

  • 35'03" ... soit 14,8 km/h
  • FC moyenne 179 ; max 190 pulsations/min

Je termine 89e sur 122. Le premier en 27'44". Dur dur de courir en vétérans !

dimanche 26 octobre 2008

Semi-Marathon de Loriol

En préparation du marathon Nice-Cannes du 9 novembre, le semi-marathon constitue mon seul et unique test de forme depuis ma blessure de cet été. Ayant un ambitieux objectif de 3h20 pour le marathon, il me faut courir le semi en 1h33 environ. Soit 4'24"/km : se sera mon objectif pour cette course.

A 9h30, la météo est parfaite. A peine 10°C, quasiment pas de vent, ciel bleu. Les conditions sont idéales ; pourvu qu'il en soit de même dans 2 semaines.

C'est parti. Je pars aux sensations, attendant les premieres bornes pour régler mon allure. Je rate le km1. Au km2, je passe en 8'54" au lieu de 8'48". J'accélère donc à peine par rapport à mes compagnons de course :

  • km 5 : 21'28" soit 4'18"/km en moyenne. Un peu en avance.
  • km 10:43'20" et 4'22" sur les 5 derniers.
  • km 15:1h05'20" et 4'24" sur les 5 derniers. Je commence à coincer un peu au 15e.
  • km 20:1h27'48" et 4'30" sur les 5 derniers. Heureusement que j'avais un peu d'avance.

* Arrivée 1h33'13"

Objectif atteint. C'est bon signe pour le marathon. Il faudra juste bien récupérer de cet effort.

Classement : 44e sur 173 et 13 V1 sur 43. Le premier en 1h15'30"

Gérard a aussi participé à cette course et termine en 1h45'

dimanche 20 juillet 2008

Nid d'Aigle

De retour du Nid d'Aigle.

Vite fait :

  • belle course, super parcours, très changeant,
  • beau temps au départ; vent, couvert et frais à l'arrivée,
  • belle organisation,
  • que des chemins et sentiers
  • 2h47'30" pas loin des 2h45 estimés, mais 2h35 était trop ambitieux (je pensais pas qu'il y avait autant de sentiers)
  • la bonne allure tout le long et j'ai beaucoup doublé dans les fortes pentes (et oui les cuisses de cycliste ça aident...que dans ces cas là d'ailleurs)

Classement: 149e sur un peu plus de 400 arrivants. 25e V1H sur 99.

Pas de CR, je suis complètement débordé ces temps-ci.

;)