Journal de Fabrice

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dimanche 10 décembre 2006

Soleil et boue sur l'ile Barlet

Pas trop motivé pour faire une sortie longue tout seul, je me décide à aller courir les Foulées de l'Ile Barlet, à St Romain en Gal, près de Vienne. Pas d'objectif de temps, je ne veux pas me griller une semaine après la Saintélyon.

Au départ il y a beaucoup de monde mais certains ne feront que la boucle de 8 km. Je suis inscrit sur 14 km qui consistent en 2 boucles de 7 km, et qui passent sur l'Ile Barlet sur le Rhône. Là pendant 2 km, en 2 secteurs, le chemin est très très boueux et glissant ; j'ai pris mes vieilles chaussures qui ne craignent plus rien mais qui ont l'inconvénient de ne plus avoir beaucoup d'accroche ! Le reste du parcours est roulant avec peu de bitûme. Et c'est tout plat !!

Gérard a fait cette course l'an dernier > blog.

Mon objectif, est de courir à 12 km/h sur le premier tour, soit à la limite de ma zone d'endurance, puis d'accélérer progressivement dans le deuxième tour jusqu'à l'allure de course :

  • je passe au 7 km en 34'33" (12,1 km/h), et une FC moyenne de 88% très légèrement au dessus de la zone : c'est dur de se retenir au milieu d'autres coureurs !
  • sur la deuxième boucle, comme je vais sensiblement plus vite, je double de monde, ce qui est motivant : la boucle est faite en 31'36" (13,3 km/h) avec une FC de 92%, exactement dans l'allure qui aurait due être celle de toute la course si j'avais visé un chrono.

Je termine donc en 1h06'09" (12,7 km/h), FC 89% et 895 kcal à ma montre.

Les jambes étaient quand même bien lourdes au début, puis avec les km ça allait de mieux en mieux d'autant que je n'étais "en dedans".

Au classement officiel :

  • je suis crédité d'un temps de 1h05'54" (20" de moins que ma montre ???)
  • 139e sur 306 arrivants
  • le 1er en 47'26"

lundi 4 décembre 2006

Saintélyon, ma version

Enfin, j'y ai participé. Cela faisait des années que je le voulais, mais à chaque fois j'ai été éloigné par des déplacements professionnels ! Et même cette fois, j'ai failli la raté cette fameuse Saintélyon !

Merci à Candice et Denis (dit Gazet) qui m'ont accompagné dans cette aventure. Aventure qui se termine très bien.

Et avant le récit, une photo de l'équipe vers 22h, soit 2h avant le départ :
de gauche à droite , Fabrice, Gazet et Candice.

Le récit :

  • Saint-Etienne - Saint-Christo (16 km) :

Après avoir pris les dossards, et s'être rassemblés, nous laissons Candice vers 23h afin d'éviter les embouteillages pour nous rendre au premier relais. Candice est etonnament Zen, contrairement à d'autres coureurs qui n'arrêtent pas de tournicoter dans le Hall B du parc des expositions de Saint-Etienne.

Dehors il a beaucoup plu, le sol est détrempé. Enfin, il ne pleut pas pour le départ, c'est déjà ça. Il fait très doux pour un mois de décembre : plus de 10°C ! S'habiller juste est difficile. Je choisis de laisser bonnet et coupe-vent dans la voiture, mais garde les gants dans la poches au cas où ; mais filnalement ils ne serviront pas.

A 23h45, au moment du départ de Candice et des relayeurs, nous sommes déjà à St-Christo avec Gazet. Nous somnolons dans la voiture, alors que Candice trime sur la route, puis dans les raides chemins qui suivent le Sorbiers. Son relais de 16 km et 350 m D+ est difficile à appréhender : très roulant pendant 7 km puis montant pendant 9 km avec très peu de zones de repos. Quasiment pas de descente !

Les premiers coureurs passent en 1h de course. A 1h15 de course, après m'être très rapidement échauffé sur le stade tout éclairé (belle ambiance !), je rentre dans la zone de relais, scrutant l'arrivée de Candice. Après quelques minutes, Candice arrive derrier moi ; je ne l'avais pas vue! Heureusement Gazet, en "couverture", était plus vigilant. Il est a peine 1h10 soit un chrono de 1h25 ! Il y a sûrement encore beaucoup de monde derriere.

  • Saint-Christo - Sainte-Catherine (29 km) :

J'accroche la puce à la cheville, déclenche mon chrono et c'est parti. Pas trop vite, car on attaque par des escaliers ; je ne cherche pas à suivre ceux qui me doublent : c'est trop tôt pour passer dans le rouge. J'ai d'ailleurs fixé une fréquence cardiaque objectif de 87-88%, c'est à dire la même que pour le Bélier (mais où j'avais pris un départ beaucoup trop rapide).

Les premiers km sont montant, je marche quand c'est trop raide, puis vers L'Hopital c'est assez plat alors je déroule. Le passage sur la route avec la file de voiture est sympa et pas du tout génant ; cela occupe. Puis c'est vallonné jusqu'au premier ravitaillement au Moreau. Je passe en 36' pour 6 km, FC 86% soit à peine 10 km/h ; correct avec 200m de D+, c'est dans la fourchette objectif (10-11 km/h).

Ensuite, jusqu'à Sainte-Catherine, il y a 80% de chemins, de la boue, des flaques. Et même du brouillard qui m'oblige à tenir ma frontale à la main. Je me casse la figure une fois, sans gravité. Je me tord aussi la cheville, idem. Mais finalement c'est une section peu vallonnée et descendante à la fin : 65m D+, 235 m D-, et je déroule bien. Je n'ai aucune notion de ma vitesse dans cette nuit ! C'est magique ! Parfois je me retrouve seul avec personne à moins de 100m. Je parcours ces 6,8 km en 32' soit 12,7 km/h, FC 87%. Il est alors 2h50 du matin.

  • Sainte-Catherine - St Genoux (37 km)

Après le stade puis le village de Sainte-Catherine, bien éclairés et animés, le GR7 rattaque raide. Je marche un peu jusqu'au replat. Beaucoup de chemins encore sur ce secteur, des chemins techniques, peu roulant : ornières, nombreuses flaques, descentes raides, montées raides aussi. C'est ce qui fait la spécificité de cette course, et son coeur. Dans cette section je suis souvent seul ; dès que je peux, je m'accroche à un coureur, soit que je viens de rattraper ou qui vient de me doubler.

Et puis la fatigue arrive, la crainte de ne pas y arriver. Alors inconsciemment je lève le pied; le cardio est souvent à moins de 85%. Les minutes défilent et St Genoux n'est toujours pas là. Enfin, voilà le panneau, "ravitaillement 1 km". Je passe en 49' soit 9,6 km/h FC moyenne 84%.

  • St Genoux - Soucieu (46 km)

A partir de là, je connais très bien l'itinéraire, alors je me re-motive. Je marche en partie dans la derniere côte avant la longue descente vers Soucieu, et roulante. Je file bien, double plus que je ne me fais doubler. Voilà le Boulard ! Puis la Croix. Enfin le Haut-Marjon, où j'engloutis le reste ma gourde. Plus que 3,5 km. Au carrefour des escargots, il reste 2,5 km. A la route 1 km. Voilà enfin le rond-point, puis la foule.

Comment retrouver Gazet dont je crie le surnom. Après quelques secondes qui semblent interminables, il m'entend en même temps qu'il me voit. Top chrono. Je lui passe la puce, il me donne sa veste. Quelques encouragments et c'est parti pour lui.

Je retrouve ensuite Candice, puis le revitaillement, mais je n'ai pas faim. Au chrono 2h40 pour 30 km soit 11 km/h. Je suis plus que satisfait. Avant St-Genoux je doutais de faire moins de 3h ! Sur ce dernier secteur, connu, roulant et descendant, j'ai tenu une moyenne de 12,5 km/h.

  • Soucieu - Lyon (68 km)

Avec Candice, nous repartons en voiture avec l'intention de voir passer Gazet à Beaunant. Il a 12 km à parcourir jusque là. Lorsque nous garons la voiture, je pense que nous allons l'attendre quelques 10 minutes. Pourtant, à peine 5 minutes plus tard, le voilà déjà : il nous voit en premier. A peine le temps d'armer pour prendre une photo. Quel bolide !

Ensuite, comme il a la côte de Ste-Foy à passer, nous allons tranquillement nous poster au point le plus haut, 3 bon km plus loin. A peine 2 minutes après être arrivés, que le voilà de nouveau. Impossible de prendre une photo nette.

Nous le voyons encore dans la descente sur Lyon, puis sur le bord de Saône, avant de filer à l'arriver.

Impressionant, il est 5h30 du matin lorsqu'il passe la ligne. Gazet aura parcouru 22 km avec 3 belles bosses à 13,3 km/h ! Chapo !

Nous terminons finalement 33e au scratch sur 281 arrivants (et plus de 300 équipes inscrites) et 4e équipe mixte. Bravo Candice.

Bravo à Gérard et Bob en solo qui terminent honorablement, mais un peu déçu d'être au delà des 8h15. Terminer est déjà une sacré performance.

Enfin, pour le mot, à 6h du matin, nous mangeons quelques pâtes en guise de petit déjeuner avant de retourner à Saint-Etienne chercher la voiture.

Super ! A refaire l'année prochaine, soit à deux ou en solo.